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"Est-ce qu'il est vrai le papillon Maman?"

Mis à jour : avr. 7

Bonjour à tous !


Depuis que j’ai commencé mon activité j’ai eu beaucoup de questions à propos des papillons que j’utilise dans mes créations :

  • Est-ce que ce sont des vrais ?

  • Est-ce qu’ils sont morts ?

  • Où je les trouve ?

  • Est-ce que je les chasse ?

  • Pourquoi je n’utilise pas de faux papillons ?


Ayant déjà eu à faire à ce genre de questions lorsque je travaillais en musée et comme aujourd’hui il est important de communiquer sur la provenance des produits, je me suis dis qu’il était temps de répondre à vos questions.

Je vais crever l’abcès immédiatement :

Oui, ces papillons sont vrais et oui, ils sont morts.

Voilà, c’est dit, nous pouvons passer aux autres questions. On me demande souvent si j’ai tué moi-même ces spécimens. Alors non, je ne passe pas mes dimanches, une épuisette à la main, à traquer les petits papillons. La première raison étant que je n’ai pas très envie de tuer des insectes. La seconde étant que j’utilise beaucoup de papillons qu’on ne trouve pas en France.


Mais alors d’où viennent-ils ?

J’aimerai vous dire que chaque insecte provient d’un élevage où il est mort naturellement mais ce n’est pas le cas. En effet, lorsque l’on passe par un éleveur, les papillons sont envoyés pliés, sous blistère.


Le problème ?

Je n’ai pas encore appris comment étaler les papillons. Vous vous souvenez peut être de la technique pour les coléoptères dont je vous avais parlé dans un précédent article (ici). La technique pour les papillons est différente du fait de la fragilité des ailes.


Donc comment faire pour utiliser des papillons sans les tuer et sans passer par un élevage ?

Mes papillons proviennent d’anciennes boîtes entomologiques que je chine de-ci, de-là. Qui dit anciennes boîtes dit aussi papillons chassés mais pour moi, c’est une façon de redonner de l’éclat à des insectes vieillissant dans des boîtes souvent mal entretenues. Lorsque je récupère mes boîtes je fais d’ailleurs tout un travail de reconditionnement en replaçant chaque spécimen dans une boîte conçue par mes soins avec de la naphtalène.



Pour les autres insectes que j'utilise (guêpes, scarabées et certains papillons) ce sont des spécimens que mes proches trouvent, déjà mort, dans la nature et qu'ils me collectent.


A terme, j’aimerai apprendre à étaler mes spécimens pour pouvoir me fournir chez les éleveurs. Les spécimens de récupération sont souvent en mauvaise état. Il m'est arrivé d'avoir de mauvaises surprises avec des insectes collés et non punaisés. Un vrai cauchemar. Heureusement, dans ces cas là, j’arrive au moins à récupérer les ailes que je place ensuite dans une protection et dans une boîte pour pouvoir les utiliser dans certaines créations que vous connaissez surement.



Maintenant vous savez tout, il me paraissait important de répondre à ces quelques questions, j’espère en avoir fait le tour. Néanmoins s’il vous reste des interrogations vous pouvez les poster en commentaire, je me ferais un plaisir de vous répondre.


Sur ce je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel article !

En attendant, prenez soin de vous !

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